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Samedi 24 mai 2008
Escalade épurée et variée...


Le bouclier est du Gerbier présente une multitude de voies. Peu d'entre elles peuvent se parcourir totalement en libre. La Fissure en Arc de Cercle fait partie de celle-ci et se déroule dans un niveau de difficultés abordables (6b max et obl.). D'autre part son rééquipement (relais et qlq points) sur spits diminuent l'engagement sans en faire une voie sportive. Enfin le déséquipement des derniers rappels (R6, R7 et R8 en mai 2008) "oblige" à sortir par le haut. Les 100m sommitaux ne sont plus du tout équipé et nécéssitent une certaine recherche d'itinéraire.

Cette voie présente finalement 4 très belles longueurs au départ, qui sont les plus difficiles. Les suivantes sont plus faciles et moins intéressantes jusqu'au 6b/6b+ du haut très joli. La suite est du terrain montagne chargé d'histoire où la vigilance est de mise. Arrivés sur les arêtes, il faudra les traverser (PD) pour sortir et conclure la journée. Une escalade donc très variée où les difficultés vont decrescendo...


Fissure en Arc de Cercle : TD+, 400m
Topo camptocamp :
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Topo-photo de la voie



Photos de la voie

Arrivés à l'attaque, la fissure se repère de loin. Un spit à qlq mètres du sol balise le départ.


Première longueur : ça va crescendo, du 4+ qui réveille au 6a (obl), très joli.


L2 : superbe longueur, malgré l'herbe. Le haut est très beau car épuré. Grimpe technique !


Toujours du 6b, moins typé fissure mais plus dalle. Très joli mais un peu court.
A enchaîner avec le 6a qui suit.



Dans le crochet à droite, Xav' sort du mur en (petit) 6a.


Traversée de vires herbeuses (3) pour revenir à gauche.


Xav' me rejoint au relais au pied de la dernière longueur qui grimpe : 6b/6b+.
Cette dernière longueur est bien athlétique et superbe.
Après selon la descente choisie (Double Brèche ou ¨Pas de l'Oeille) c'est encore long...
par Bruno W publié dans : Escalade communauté : montagne
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Mercredi 14 mai 2008
Aventure cartusienne ou comment se mettre taquet à deux pas de la maison...


La paroi de la Rousse est une petite falaise idéale pour des journées écourtées ou une météo capricieuse. Son orientation E permet de profiter du soleil matinal. Elle présente quelques classiques comme la voie de la Grotte. Mais juste à côté un itinéraire très rectiligne et plus soutenu existe également : la voie des Ecureuils ! Cette voie peu équipée promet une belle aventure de par sa variété, sa grimpe et le peu d'équipement en place.

Le départ met d'entrée dans le bain avec un 5 d'ancien qui vaut certainement plus 5+/6a mais surtout un passage retord en 6b/c... Les longueurs qui suivent sont plus faciles (5 à 6a) mais nécessitent une grande attention vu le rocher. Il faudra en plus penser à protéger car les rares pitons en place dans cette partie sont plus là pour rassurer sur le cheminement que pour la protection. La seconde partie, à partir du mur rouge, est tout simplement superbe. On attaque là quelques très belles longueurs soutenues sur un caillou qui change complètement. Il devient très compact et même sculpté par endroit ! Les cotations ne sont pas à prendre à la légère. Ces 6a/b grimpent, d'autant plus que les pitons ne permettent pas du tout de faire de l'artif... Enfin la beauté de ces longueurs font presque oublier les premières...

Une voie qui s'améliore très nettement quand on monte. Une seconde partie superbe à conseillée absolument. Faire le départ par la voie de la Grotte ferait perdre de l'intérêt à l'ensemble assez court... Attaquer par les premières longueurs de cette voie sera l'occasion d'apprendre à grimper en douceur !


Voie des Ecureuils : ED-, 200m
Topo camptocamp :
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Voir les belles photos d'Aurélien : cliquez ici


Topo-photo de la voie


Photos de la ligne

Aurélien au départ en 5...


Toujours dans L1, Aurélien dans le crux réfléchit : "Libre ou Artif (A2) ?"


Un peu plus haut (L3), les difficultés sont plus raisonnables mais le rocher bien plus délicat...


Aurélien tout sourire profite allègrement du superbe rocher du mur rouge (L5) qui marque le début d'un caillou plus que correct mais aussi le début des difficultés en libre


Aurélien s'attaque avec une dynamique remarquable au départ de L6 (6b),
avec tout le bordel pour une voie non asseptisée au cul...


Aurélien dans L7, un 6a+ superbe qui n'a rien a envié aux voies modernes et surtout pas le moment délicat où l'on se lance dans un mouvement clé en fixant du regard l'alien placé dans le trou à côté...


Sortie du 6a+ bien raide...


Un grand moment d'esthétisme suit les difficultés et le pendule.
Un court mais très beau pilier perché !

par Bruno W publié dans : Escalade communauté : montagne
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Lundi 5 mai 2008
Aventure butatoire dans la fraicheur sauvage du Dévoluy...


Le Dévoluy est un beau massif calcaire dont le point haut est l'Obiou qui culmine à près de 2800m. Sa plus raide face est dite "Nord". En réalité elle est plutôt orientée NW et voit donc le soleil en milieu d'après-midi. Cette belle et haute face de 600m est subdivisée en trois parties : une petite barre surmontée par un large et vaste système de vires puis un franc et raide bastion rocheux sommital. L'été, un itinéraire y louvoie  pour atteindre quasi directement le sommet au plus facile (PD / PD+). L'hiver cet itinéraire devient neigeux et mixte, la cotation gagne un bon cran (D+). L'engagement y est omniprésent car la face est haute, le cheminement tortueux et le soleil de la partie en fin de journée. De plus les difficultés se trouvent dans le haut alors qu'on a déjà grimper quelques heures pour passer le socle... Enfin pour compléter l'ensemble, la descente reste compliquée l'hiver. Egalement tortueuse, elle louvoie dans un système de vires neigeuses et exposées plein sud...

Face N : D+, 600m
Topo Camptocamp : cliquez ici



Topo-photo


Après un repérage la veille de la partie haute de la face depuis la campagne et de l'accès/descente depuis le Piéroux, nous sommes partis plein d'enthousiasme pour cette course d'envergure. L'accès a été très rapide : piste dégagée jusqu'au Col des Faïsses, crête et début du sentier déneigée et très bon regel jusqu'à l'attaque. L'arrivée à l'épaule inférieure de l'arête N marque l'attaque mais ne laisse pas encore entrevoir ce qui va venir.

L'arrivée à l'épaule inférieure de l'arête N marque l'attaque mais ne laisse pas encore entrevoir ce qui va venir.


Ce n'est qu'en progressant que l'on découvre au fur et à mesure l'itinéraire. Sans difficulté, le début est quand même exigeant car l'erreur est interdite par les barres sous-jacentes. On gagne sans encombre la dépression qui borde la grande tour caractéristique. On la remonte en cheminant au plus facile (60° max et ponctuel) pour gagner les vires suspendues. Grand moment de l'ascension, ces vires sont parallèles et surplombées par le bastion sommital. Au-dessous quelques centaines de mètres nous séparent déjà de la base de la paroi... L'ambiance est au rendez-vous, comme me l'avait presque promis Nico. Après avoir atteint la vire supérieure, on se régale dans une neige qui a déjà chauffée.


La traversée sur le système de vire de la partie inférieure et la tour caractéristique


La traversée : facile mais chute interdite. Attention aux conditions de neige


On la remonte en cheminant au plus facile (60° max et ponctuel) pour gagner les vires suspendues
(les vires parallèles sont à gauche sur la photo)


Vue dans le rétro depuis la vire suspendue supérieure. Nico et Olivier suivent de près.


Grand moment de l'ascension
(La même photo quelques instants plus tard alors que Xavier réapparaît)


Jusqu'au moment crucial de l'itinéraire où il faut quitter ces vires pour se lancer dans le bastion sommital. Aucune faiblesse, aucune ligne ne semble vraiment évidente... Je m'arrête au pied d'une goulotte. "Nico, c'est par là ? Ca te dit quelque chose ?". Nico qui l'avait déjà parcouru l'été : "Vous vous voulez que je vous dise ?... L'été c'est complètement différent !... Allez, un peu d'initiative !". Ne voyant pas d'autres possibilités je me lance dans cette goulotte qui pour l'instant est facile. Petit à petit des ressauts se présentent. Le premier est facile, le second déjà un peu plus grimpant. Le troisième nous interpelle un peu plus... "Qui veut y aller ?". Après préparation du terrain, Nico se lance et passe avec aisance.

Le premier ressaut est facile (sous Nico)


le second déjà un peu plus grimpant


Le troisième nous interpelle un peu plus...

Lorsque je rejoins Nico et Olivier au relais, ils me rassurent : "Nico reconnaît cette cheminée, c'est en bon rocher en plus, c'est bon !". C'est curieux mais cette cheminée verticale et fermée par un surplomb m'impressionnait un peu. La cotation D+ et M3+ max me paraissait déjà un peu légère... Ca faisait 4 à 5 heures qu'on devait être dans la face et à vue d'oeil il ne nous restait même pas 100m de dénivelée jusqu'au sommet. Olivier plein de motivations s'élance dans la cheminée mais rapidement la raideur absorbe son énergie et les protections se multiplient. Après avoir gravi quelques mètres il redescend. Au suivant ! L'affaire n'a pas l'air si simple... Nico s'engage alors presque à contre coeur et retrouve rapidement l'arrêt d'Olivier. Après une petite demi-heure de contorsions, Nico gagne encore quelques mètres et atteint le fameux surplomb. Il pose un dernier friend et réclame de retrouver le sol. Les surplombs ne sont pas sont affaires d'après lui...

Après une petite demi-heure de contorsions,
Nico gagne encore quelques mètres et atteint le fameux surplomb


Les regards se posent sur moi, planqué dans une petite grotte à l'abri des chutes de pierre. J'ai bien froid et me demande ce qu'on fout là à essayer de forcer une longueur depuis presque deux heures maintenant... Xavier se propose alors. Il se réchauffe tant bien que mal en grimpant la bonne dizaine de mètres gagnés par les prédécesseurs et arrive au surplomb. Après avoir protégé le passage par un friend et bon piton, il le force et se rétablit. Il ne voit pas bien comment protéger sérieusement et sort le tamponnoir que j'avais prévu "au cas où". Une bonne heure plus tard, le relais est en place sur spits de 8, piton et cablé. La suite lui paraît tout à fait jouable en traversée à gauche. On le rejoint alors tour à tour. Je monte en dernier en déséquipant la longueur, mon sac sur le dos et celui de Xavier au baudard. Quant j'atteins le surplomb, Nico déséspéré me dit "On descend !". J'en crois pas mes oreilles. Il doit être pas loin de 17h, ça fait donc pas loin d'une dizaine d'heure qu'on est dans la face... Je regarde la traversée à gauche, la suite de la cheminée tout droit. Rien est fini, c'est encore soutenu et délicat et on ne peut pas passer encore des heures à forcer ce qui serait certainement la dernière longueur ! On entame doucement la descente pour rejoindre la vire suspendue...

Une fois la vire rejointe, Nico m'entraîne à vive allure à continuer la vire pour voir plus loin où passe vraiment la voie. On ne voit rien d'évident ou de facile. On arrive au bout de la vire où un relais et une corde en nylon de quelques mm sont en place. Deux possibilités : sortir par le haut en escalade (du 4+/5 à vue de nez sur un rocher moyen) ou suivre cette cordelette en nylon qui semble permettre de récuperer une vaste épaule neigeuse de l'arête N. Après quelques mètres en rocher vers le haut, on se rabat sur l'échappatoire... Un rappel version "grande ambiance" nous amène rapidement sur l'épaule.

Vue sur le sommet depuis le parking au retour.
L'épaule sommitale est bien soulignée par la neige juste sous le sommet.


Il est entre 18 et 19h... La descente semble pouvoir se faire sans trop de problème, c'est un grand soulagement. On arrivera deux heures plus tard à la voiture pour profiter du coucher de soleil... L'heure tardive de la descente nous aura en tout cas permis de descendre dans des pentes neigeuses soutenues et exposées aux barres dans de bonnes conditions...

Coucher de soleil sur le plateau de Bure depuis le parking...

par Bruno W publié dans : Alpinisme Hivernal / Goulotte communauté : montagne
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Lundi 5 mai 2008
Une référence "escalade" des années 60/70 aux Trois Becs


Les Trois Becs présentent un secteur impressionnant de la vallée : la Pelle ou Roche Courbe. Il se présente comme une large dalle très raide. Quelques itinéraires modernes et classiques la parcourent. Il existe également un itinéraire ancien régulièrement parcouru qui faisait référence dans les années 60/70 : la voie des Parisiens.

Itinéraire que l'on ne devine pas du tout depuis la route. Aucune ligne de faiblesse évidente... ce n'est qu'en arrivant au pied qu'on "lit" la voie grâce au topo. Le cheminement est complexe et astucieux. Il offre une escalade très homogène dans le 5/5+. Même les quelques 4+ signalés sont verticaux et "grimpants". L'ambiance est extraordinaire comparée à la difficulté ! Le vide est très présent et se fait encore davantage ressentir dans le haut quand on passe le 6a+ déversant avec les 200m plein vide, ou au relais suspendu qui suit... Il s'agit vraiment d'un itinéraire majeur parmi les voies anciennes des Préalpes.

Le rocher par contre demande un peu d'attention. La fréquentation qui a patiné quelques prises a déjà bien nettoyé la voie mais quelques coups sur certaines écailles font vite réaliser qu'il y a encore pas mal de rocher en équilibre. Côté équipement, les pitons sont globalement très abondants, ce qui avec un bon topo facilite bien la recherche d'itinéraire. Une ligne superbe à parcourir absolument pour les amateurs de voies préalpines.


Voie des Parisiens : TD, 250m
Topo Camptocamp :
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Tracé de la ligne dans le secteur de la Pelle

Photos de la voie
Sur la vire d'accès, facile mais très aérienne et expo


Derrière l'écaille de départ qui permet d'accéder à R0


Dans la belle première longueur. L'ambiance est de suite au rendez-vous sur une paroi très raide.
Chercher Xavier...


Olivier dans L2. Ne pas louper la traversée à droite et ne pas se diriger vers le relais évident sous le toit...


Toujours Olivier dans L3. Après un départ mal commode, une belle envolée sur un pilier mal marqué


Emilie se promène dans la traversée sur "poupées de silex" au-dessus des collines dromoises


Xavier dans une variante dans la partie supérieure de la paroi


A la sortie du 6a+ dans le haut. Du vide ? Où ça ?


Emilie découvre un relais tout confort après le désagréable relais du 6a+. "Ah, super !"


Retour sur le plancher des vaches. Descente sur un très bon chemin. C'est bien agréable après ses longues heures en paroi...
par Bruno W publié dans : Escalade communauté : montagne
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Lundi 5 mai 2008
Escalade d'initiation type "montagne" aux Trois Becs


Les Trois Becs proposent de nombreux secteurs d'escalade tout azimut selon les goûts. Nous cherchions une voie à à faire l'après midi sans stress et vraiment facile après notre très longue journée à l'Obiou la veille... Notre dévolu s'est jeté sur cette petite arête. Approche courte, escalade facile en 5a/b max, pas trop long, équipée et sans engagement.

L'approche est en fait comme toutes les voies du secteur, il faut compter une heure. Pour l'équipement, les coinceurs paraissent inutiles, préferer quelques sangles à rajouter sur la section du milieu facile. Enfin question ésthétique, c'est assez joli avec un départ sur grosses prises en 4+ où un peu d'attention est nécessaire vu la qualité du rocher par endroit. La partie médiane est une arête calcaire horizontale et facile, assez effilée. La fin (dernière longueur) qui grimpe un peu plus est courte mais de toute beauté avec une superbe traversée ascendante à bacs. Au final une jolie petite escalade très intéressante pour l'initiation, un peu courte et facile sinon.


Arête des Débrouillards : D, 200m de dvpt environ
Topo camptocamp : cliquez ici


Photo de l'ensemble

On distingue bien les trois parties de l'arête : premier ressaut raide, partie plus ou moins horizontale et enfin un dernier coup de cul.



Photos de la voie
Xavier dans le premier ressaut (L2)


Nico sort du premier ressaut et se rétablit pour déboucher sur la section horiontale


Vue sur la section quasi-horizontale


Vue sur l'ensemble, Nico et Olivier se régalent dans les bacs de la dernière longueur
par Bruno W publié dans : Escalade communauté : montagne
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