Pointe de Bonneval

Publié le par Bruno Wilhelm

Pointe de Bonneval

La haute - Maurienne est une contrée sauvage où les belles escalades se font rares... Les "100 plus belles" font mention d'une belle course à la Pointe de Bonneval. Il nous était donc tentant d'y faire un tour. Changeant ainsi de massif, troquant notre granite des Ecrins pour le gneiss oeillé de la Hte - Maurienne et les petits glaciers fort crevassé à ces vastes étendues glaciaires débonnaires. En plus, malgré la période touristique, nous étions certains d'y trouver un calme fort agréable !

Nous n'avons pas été déçu par le calme ou le côté sauvage de la course : nul doute, celle - ci ne doit que très rarement répétée ! Malheureusement nous avons rapidement compris pourquoi... Passé les premières longueurs plutôt joli, sur un caillou franc et raide, nous avons vite retrouvé la mention spéciale "rocher délité" ou "tas de caillou"...

La première partie côté D+ pour 200m se réduit en fait à un petit D pour 150m maximum. La suite, côtée AD sur 300m est plutôt F+ car on gravit des gros tas d'éboulis instable... En bref une course à déconseiller vivement car au final peut d'intérêt, voire même dangereuse au vu de la qualité du rocher dans la partie supérieure...

Face NW : D+, 200m puis AD, 300m (en fait D, 150 puis F/PD, 300m)

 

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La face NW de la Pointe de Bonneval : fort raide et assez courte. Elle réserve qlq jolis passages mais un peu trop court au vu du tas de caillou à remonter après...

 

L1 : belle escalade à protéger, ligne évidente au milieu de surplombs

 

L2 : longueur facile mais esthétique dans un dièdre couché au milieu de dalles compactes. Un alien est resté coincé à R2 au pied d'un beau dièdre en IV+.

 

Après avoir traverser la couloir-cheminée qui raye la face, nous grimpons dans une dalle plutôt facile mais raide pour rejoindre un fil d'arête imaginaire...

 

Lac proglaciaire, paysage sauvage et désert à perte de vue : la haute - maurienne. Ce paysage splendide nous console de la pietre qualité de la suite de la voie...

 

La descente est indiquée par un couloir plein nord situé en contrebas du sommet... En réalité cette descente ne semble plus envisageable depuis qlq temps... Nous avons choisi de traverser les arêtes jusqu'au sommet de Piatou : une belle traversée dont le paysage et l'ambiance nous console quelque peu !

 

L'aventure se finit par un petit bain de pied ! Et oui prendre l'initiative de traverser toutes les arêtes et de descendre par un vallon sauvage sans trace humaine laisse présager de quelques désavantages dont nous garderons un souvenir de fraîcheur !

Publié dans Alpinisme

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