Divers

Dimanche 19 mars 2006 7 19 03 2006 13:20

La grimpe des années 80 toujours présente...

A la recherche de voies faciles pour nos petits doigts usés, notre mental fragile et nos petits bras, nous avons la surprise de faire la rencontre de quelques allemands sexagénaires. Le premier qui me dit bonjour a l'air droit, grand et sérieux avec ses petites lunettes, le second plus sympathique avec son ventre bedonnant est suivant d'un troisième un peu à la traîne. Je me demande ce qu'ils viennent faire sur ce site où les belles voies sont dans le 7, où nous galérons dans le 6 : où trouveront-ils du 5 ?

Puis c'est la surprise, après de longue discussion, le ventre rebondissant se colle au rocher et enchaînent les pas en éblouissant de son équipement flambant vieux !!!

Je n'avais jamais vu des gens grimper avec un harnais complet ! Ni partir avec un jeu de 10 cablés (coinceurs) dans une dalle compacte à trou et adhérence ! Un grand moment d'escalade : la rencontre de deux générations... Cependant ils avaient l'air à l'aise dans ces voies en 5 exigeantes où l'on grmipe mine de rien entre les points...

 

Par Bruno Wilhelm - Publié dans : Divers
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Vendredi 24 mars 2006 5 24 03 2006 14:15

Surprenante Nature

D'un pas décidé, en direction des grands toits du "Fou qui repeint son plafond", mon oeil se perd sur un petit arbre. Celui-ci tient là de manière surprenante. Pourtant le grimpeur a l'habitude de s'extasier devant la manière extraordinaire avec laquelle la végétation arrive à se faire sa place dans les falaises. Il suffit parfois de quelques dizaines de centimètres carré de terre en pleine paroi pour qu'un arbre arrive à y vivre.

Mais là ce qui m'a frappé, autre le fait que je n'y voyais pas de terre, c'est que l'arbre est enraciné dans les fissures du rocher et quasi directement.

Est-ce le rocher qui tient l'arbre ou l'arbre qui maintient le rocher ? Comment les racines font-elles pour croître sans aller à son péril ? Et oui, si elles poussent ou grossissent, elles risquent de fracturer d'avantage encore le rocher et finalement de faire choir son perchoir !

Inversement le jour où l'arbre viendra à mourir, les fissures ne seront plus maintenus, l'eau pourra librement s'y écouler  et les blocs finiront par tomber. C'est ce qui se produit encore aujourd'hui sur les hauteurs des falaises de Presles. Des copains descendent en rappels pour accéder au pied d'une voie. Puis soudain, une chute de blocs entament leur enthousiasme et au vu de l'importance de ce qui tombe, ils s'enfuient à travers la forêt, chaussons aux pieds, pour rejoindre la route au plus vite. D'après les grimpeurs locaux, ces chutes de blocs sont dues à la tempête de 1999. Car les racines des arbres morts ont sèché, plus ou moins disparu et maintenant la fracturation peut s'accentuer et les blocs ne sont plus maintenus...

Petit exemple d'intéraction entre le minéral et le végétal, un bel équilibre pas si stable que ça...

Par Bruno Wilhelm - Publié dans : Divers
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Dimanche 2 avril 2006 7 02 04 2006 20:42

Un week-end de grimpe un peu particulier

Samedi, la pluie est annoncée... Que va-t-on faire ? Le topo du Diois traîne sur la table et soudaine je me rappelle y avoir remarquer une voie à l'abri de la pluie. Un coup d'oeil sur la destination, sur camptocamp pour voir si ça vaut le coup d'y aller et la décision est prise.

Il s'agit d'une grande voie sympa de 8 longueurs dans le 5+/6a dont la majorité se déroule en traversée dans un léger dévers, ce qui protège de la pluie. Par contre les deux dernières mouillent.

Voir fiche camptocamp

Arrivés au pied nous ne sommes pas déçu ! Une belle paroi aux formes surprenantes, un rocher jaune, un torrent qui charrie les eaux tombées les derniers jours... Par contre nous étions prévenus du côté intime de la route au pied de la falaise... L'approche consiste en fait à traverser le torrent, ce qui en été doit prendre environ 1 minute mais au vu du débit aujourd'hui... Un coup de papier/ciseau/pierre pour savoir qui aurait le privilège de traverser pour installer une tyrolienne pour les trois autres... Ce sera mon tour. Tyrolienne installée entre le premier relais et un panneau de signalisation ! Les filles traversent (Amélie et Emilie) puis Quentin.

On démarre ensuite l'escalade par un 6b qui chauffe bien puis s'enchainent les longueurs en traversée dans ce grès pas toujours très sain mais aux formes superbes. On s'échappera à R6 (deux dernières longueurs mouillées). Belle balade aérienne où l'on passe la moitié du temps à faire "coucou" aux gens qui hallucinent de voir derrière leur essui-glaces des gens qui grimpent !

Et dimanche le beau temps est annoncé : direction Presles. Quentin et Amélie partent pour faire l'AS/Nid d'aigle, Emilie, Anne et moi nous dirigeons pour Fara Khiri. Mais au pied des voies je me rend compte que j'ai oublié mes chaussons... Retour voiture pour aller faire de la couenne à Tina Dalle...

Comme quoi on peut faire de meilleures journées quand il pleut des cordes que quand il fait beau !

Quentin au départ de l'As, une grosse zipette et un objet volant identifié...

 

 

 

Chercher Quentin qui est au R1 de l'As...

Par Bruno Wilhelm - Publié dans : Divers
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Jeudi 15 juin 2006 4 15 06 2006 13:32

But and co.

Pas de nouveauté depuis quelques jours ! Et oui la météo quelques peu surprenantes en début de semaine, des changements d'objetcifs en séries, un copain qui ne se sent plus... Ce ne sera pas la semaine de l'année...

Dimanche dernier nous étions motivé pour aller à la Mayer-Dibona au Dôme des Ecrins. La météo prévoie un redoux important. On craint un regel franchement moyen, de ce fait dse chutes de pierres et l'orage dans la voie... Autrement dit on se sent pas d'engager au vu des conditions. On se rabbat sur un objectif de plus haute altitude : la Meije. Les itinéraires commencent vers 3500, le regel devrait donc être meilleur. On monte à l'Aigle dimanche soir. A peine passé la vire Amieux, l'orage éclate... Quelques instants plus tard, j'entends un bruit électrique, léger mais audible au niveau de mes batons accrochés surle sac : "les abeilles". C'est la frayeur... Je me prends bâtons et piolets à la mains et les jètent dès que ce bruit se reproduient... Cependant nous avons une chance : le centre de l'orage n'est pas sur la Meije mais plutôt vers le plateau d'Emparis (6 à 8 secondes entre la lumière et le son).

Nous arrivons au refuge tant bien que mal sous la grêle. Le ciel ne se découvre pas... A 2h30, nous nous levons, il fait grand beau. On déjeune et prenons le chemin du départ sans trop y croire. La traversée du Tabuchet se fait en enfonant un pied sur deux, l'entrée dans lepassage du Serret se fait dans le même constat : le regel est très moyen... On craint de passer du temps sous les séracs en enfoncant, de perdre du temps dans le couloir, de prendre des chutes de pierres et l'orage le soir ! Bref retour couchage...

Finalement la veille, un copain a lui aussi buté : http://galynette.webdynamit.net/course-313.html

A la descente à la voiture, Xavier décide d'abdiquer pour la semaine. Pour la montagne s'est donc fini pour cette semaine. On décide donc d'aller grimper avec en Emilie dans les Cerces. Vsite au Bal des Boucas à la Tete Colombe, "une des plus belles voies dans ce niveau" (TD+, 6b max). En troisième longueur on trouve une dalle en 6a, superbe à l'équipement aéré où les mains ne servent à rien... Et c'set le but. Pas envie de me brûler en glissant, je n'arrive même pas à me caler pour clipper le deuxième point. Il va falloir aller reprendre des sensations en couenne avant de revenir...

 

Emilie s'apprête à quitter le relais au pied de la longueur clé

 

Par Bruno Wilhelm - Publié dans : Divers
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Lundi 11 septembre 2006 1 11 09 2006 13:15

Avis de Canyoning aux grimpeurs las de grimper

Quel idée me dira-t-on : en avoir marre de grimper ! Ben si on sait jamais, ça peut arriver. Dans ce cas j'ai trouver une méthode toute particulière, bien agréable mais pas toujours des plus reposantes : le canyoning. Activité longtemps délaissée, je m'y suis intéressé dernièrement après une grosse fatigue contraignant à une flemme de la même envergure... Je me suis alors laisser tenter par cette activité, que je pensais reposante et divertissante.

Mais comment faire lorsqu'on a aucune connaissance en la matière ?Nul doute vos compétences sont suffisantes.  Amis grimpeurs ou alpinistes, vous que les rappels n'impressionnent pas, vous qui êtes alliés des grandes verticales ou du vide omniprésent, si un jour la flemme aussi vous prend, allez donc faire un tour au fameux canyon dse Ecouges. Un haut lieu du canyon dont le nom vous évoque certainement quelques contrées jamais visitées.

Ce canyon permet une ballade de 5h environ, fait de paysages variés et réunissant toutes les techniques et particularités de cette activité : rappels, main courantes, sauts, tobbogans, etc. La première partie traverse l'Urgonien en un canyon très encaissé, aux parois très hautes, favorisant une ambiance très confinée et spectaculaire où les rappels s'enchainent dans un univers très... aquatique. Sang-froid recommandé ! Et cerise sur le gâteau la dernière cascade fait près de 70m ! La seconde partie est bien plus tranquille et permet de s'échapper en quasi permanence. Le parcours est alors bien plus ludique et varié. Attention tout de même aux rappels qui finissent directement dans le bouillon, ça secoue !

N'oubliez pas cette aparté et jour de flemme lancez-vous dans cet univers pour nous peu fréquenté, la ballade ne vous laissera pas insensible, j'en suis sûr !

Par Bruno Wilhelm - Publié dans : Divers
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