Lundi 29 juin 2009
Rocher de toute beauté au pays du soleil !

Quand la météo est capricieuse dans nos contrées alpines, il existe un pays où le soleil brille davantage... Direction l'Ardèche ! Quelques grandes voies ont été équipé ces dernières années sur un rocher de qualité. Si la hauteur dépasse difficilement les 200, la beauté des voies fait oublier ce détail et quitte à nous d'enchaîner les voies. Seul bémol quand le soleil tape trop, ces sites deviennent des fours et le grimpeur devient lézard (en bref il finit par ramper plutôt que grimper...)

Le pilier d'Autridge domine les gorges de l'Ardèche. L'accès à pied est très rapide et permet de rejoindre le pied des voies en moins d'une demi-heure. A peine l'ascension commencé, on découvre l'Ardèche qui coule un peu plus bas. Si la rivière offre un charme certain un site, elle devient un inconvénient quand les nombreux kayakeurs passent leur journée à hurler...

Les voies sont assez courtes mais soutenues dans le 6, voire plus. Le rocher est superbe si l'on excepte les rares sections un peu sales. L'équipement est excellent et rapproché. C'est donc un superbe site pour grimper mais plutôt au printemps ou l'automne. A moins de ne grimper que le matin (tant que c'est à l'ombre) et de se baigner l'après-midi...

Un monde à part : ED-, 7a max, 180m
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Le pilier que l'on découvre au dernier moment


Première longueur très courte qui réveille à froid


Ambiance Ardèche et canoé


Superbe L2, au départ cool suivi de deux pas de blocs pas évident


Fabrice au départ des pas durs


L3 : 7a pas donné dont la 2e partie est majeure !


Ensuite ça se calme un peu, le rocher est toujours aussi beau


Un peu d'A0 physique dans un baume pour varier le style...


Lucie finit L6 au-dessus de l'Ardèche


Dernière longueur au départ athlétique...


Confiance dans l'Azur : ED-, 6c+ max, 180m
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Photos à venir


Par Bruno W - Publié dans : Escalade - Communauté : montagne
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Dimanche 14 juin 2009
Où comment essayer de trouver un peu de calme dans un massif si fréquenté...


Les Dômes de Miages sont suffisamment esthétiques et faciles pour être devenus une grande classique de début de saison. Et si l'idée de découvrir ses arêtes qui en ont fait cette réputation nous tentait beaucoup, celle de monter aux Conscrits et de suivre des caravanes de cordées nous plaisaient moins... Je me suis souvenu qu'il existait un accès moins fréquenté et un peu plus soutenu : l'arête Métrier.

Le programme s'orientait donc vers une nuitée dans un petit havre de paix comme ils se font rare ; le refuge Plan Glacier (une vingtaine de places), un itinéraire assez long et soutenu où les cordées ne devraient pas se bousculer et enfin les fameuses arêtes de Miages. Cerise sur le gâteau, si les conditions s'y prêtent nous rajouterons à ce cocktail la descente par le glacier d'Armancette pour éviter la foule mais surtout la bavante via le refuge des Conscrits.

Notre arrivée à Plan Glacier samedi soir était tout simplement superbe ! Températures digne d'un été caniculaire qui associées à une orientation plein ouest nous ont permi de pleinement profiter de la terrasse jusqu'au coucher... 8 personnes en comptant le gardien et son père... et pas une vue sur un quelconque village. Une impression de petit paradis perdu...

Quant à l'arête le lendemain, elle fut parcouru assez rapidement. Le bon regel a permis de ne pas traîner dans le couloir d'accès (évitant la partie basse qui n'a pas l'air des plus intéressantes). Ensuite on rejoint le rocher, enfin ce qu'il en reste ; un tas de gravas dans lequel sont fichés des blocs... La suite est une alternance de passage de neige et de mixte. Le tout sans difficulté, ni réelle beauté. L'arête ressemble plus à un large éperon où l'on chemine comme dans une face. Et si ce n'est la partie en neige un peu effilée, aucun passage ne peut être qualifié "d'esthétique" ou "intéressant"... On rejoint ensuite les arêtes des Dômes et les cordées des Conscrits (!). Très belles arêtes où la progression est largement facilitée par les nombreuses marches. Rapidement on atteint le Col de la Bérangère d'où l'on quitte les foules pour plonger sur le beau et mystérieux glacier d'Armancette. Une belle descente où l'on apprécie les névés résiduels et son caractère sauvage !

En bref une belle ballade alpine où l'intérêt de la Métrier est d'être, plutôt que d'un esthètisme particulier, une voie de délestage sympathique pour rejoindre la belle traversée des Dômes. Enfin la cotation AD+ annoncée dans les topos est largement surévaluée. PD+ sera plus juste...


Arête Métrier : PD+
Traversée des Dômes : PD
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Photo-topo


Photos de la course
Montée au refuge de Plan Glacier avec en face une vue superbe sur la course du lendemain


Magnifique coucher de soleil sur les Dômes


Peu après la rimaye


Dans le couloir (variante d'attaque) qui permet d'éviter la première partie de l'arête fort peu apétissante...


Lever de soleil sur l'Aiguille du Tricot et Bionnassay


Bien plus haut, après avoir franchi une longue partie en rocher médiocre et peu agréable,
 une portion neigeuse esthétique


Non loin de la sortie, l'arête lézarde le vide


Emilie en finit avec la Métrier alors que l'Aiguille de Bionnassay s'apprête à disparaître dans les nuages


Et les foules dispersées sur l'arête des Dômes


No comment...


Descente sur le glacier d'Armancette, on retrouve le calme des secteurs desertés...
Par Bruno W - Publié dans : Alpinisme - Communauté : montagne
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Dimanche 31 mai 2009
Une belle face mais une voie moyenne...


La tête à Turpin est une petite face que l'on voit très bien en allant sur Thônes. Cette face bien raide méritait une visite à force de la voir. Parmi les voies connues, il existe la Demaison et juste à côté la voie Salutation au Soleil. Cette dernière a connu un rééquipement en 2003 qui la rend nettement plus fréquentables. Malgré tout, faute de peu de diffusion de l'information ou d'une approche un peu paumatoire, cette voie semble peu fréquentée. Mais des commentaires plutôt sympathiques, nous y ont mené.

La voie se découvre au fur et à mesure. La première longueur est très hétérogène avec un départ en rocher délicat, suivi par un pas de dalle en adhérence complète sur un rocher ultra compact et une fin très végétale. La seconde est à nouveau végétale au départ avant de présenter une courte mais agréable escalade en fissure pour finir par un peu d'A0 pour franchir une dalle sans prise. Ensuite arrive les difficultées, avec en L3 un pas dit de 7a que personne ne comprendra. L4 est une grande longueur de 7a+ ! Une longueur qui pourrait être très belle si elle n'était pas aussi sale... Ensuite deux longueurs très moyennes car bien végétale mène à la vire bien marquée au 2/3 de la paroi. C'est parce que nos compagnons de cordée du jour avaient déjà parcouru ces longueurs et n'en ont pas tari d'éloges que nous y sommes allés. Sinon... Trois longueurs pour une fin de toute beauté, trois longueurs sur un rocher simplement exceptionnel avec toute la panoplie de l'escalade : fissure, dalle, renfougne, etc. Superbe !

La descente nous permet de profiter encore un peu de ce secteur plaisant pour son calme et sa verdure à cette époque de l'année. On ne gardera pas un souvenir grandiose de cette voie car les 3 belles longueurs du sommet sont un peu loin de l'attaque...


Salutation au soleil : ED-, 300m, 7a+ max, 6b obl
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Topo-photo





Photos de la voie
Iliana au départ


Après le passage déversant du départ, on découvre la face et l'impressionnante fissure de L4 !


Zian dans L3, encore dans la section en fissure.


Petite vue sur le lac d'Annecy


Zian dans L3 et Nico et Iliana qui s'apprête à attaquer L4, la longueur clé.


Moment nature


Zian aux prises avec la fissure de L4 : 45m en 7a+


Première des trois longueurs du ressaut supérieur


Dans L8, une superbe fissure déversante au rocher exceptionnel


Un peu plus haut


Dernière longueur qui laissera des souvenirs ! On a le droit à tout !
Par Bruno W - Publié dans : Escalade - Communauté : montagne
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Dimanche 31 mai 2009
Parmi les plus belles longueurs de la région ?

 

Le rocher de Bévereau est une dalle perdue dans les collines des Bauges au-dessus du très joli lac de la Thuile. Un secteur que seuls les initiés du massif ne connaissent. Enfin jusqu'à ce que Mussato l'inclue dans la dernière édition de son topo d'escalade autour du Lac du Bourget, en raison d'un gros équipement de voies dures dans l'imposant dévers. Les voies préexistantes qui datent des années 90, ouvertes par Benoit Robert, n'ont pas beaucoup été répété. Seule Ethique et Tac est devenue une classique et à juste titre ! Si le départ ne reste pas dans les mémoires, les deux dernières longueurs sont tout à fait superbes, sur un rocher exceptionnel.

La voie démarre au bord d'un dévers énorme qu'une vieille voie d'artif remonte. On s'en va ensuite pour une franche traversée à l'horizontale des plus quelconque. On remonte après une rampe qui permet d'accéder à la partie supérieure de la facette. Se suivent alors deux longueurs exceptionnelles. La première très homogène (6a+) remonte une dalle / mur à trous plus ou moins crochetants. La seconde navigue au mieux pour essayer de rester dans un niveau homogène et abordable, passage en dalle où l'adhérence est plus que jamais légion... Le 6b paraît alors un peu sec...

En bref une escalade paisible dans un cadre très agréable où l'on ne sera pas dérangé par le monde. On regrettera simplement que cela ne dure pas plus longtemps. Il est possible de prolonger l'escalade dans le même niveau par une voie plus à droite mais le rocher très moyen du départ et la végétation omniprésente font perdre beaucoup de charme à l'escalade... 



Ethique et Tac : TD, 6b max et obl, 120m
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Topo-photo


 

 


Photos de la voie

Zian dans la traversée de L1



Et il repart dans L2 déjà un peu plus intéressante mais un peu végétale

 

Vu sur le lac de La Thuile, juste derrière la Savoyarde, une autre belle escalade du secteur...

 

Zian dans L3 : magnifique mur à trou !

 

Un peu plus haut dans la même longueur

 

Dans L4, début en mur à trou plutôt facile puis...

 

 

 passage en dalle délicat
Par Bruno W - Publié dans : Escalade - Communauté : montagne
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Lundi 18 mai 2009
Une des belles classiques de Presles


Parmi les 250 voies de Presles, il n'est pas toujours facile de faire son choix. Mais en cherchant une voie aux cotations abordables, esthetique et à l'ambiance vertigineuse, cela réduit tout de même le choix. Les précédents commentaires sont unanimes pour nous conseiller le Temps des Guenilles : une des grandes classiques apparemment superbe. 

Le secteur Fhara Kiri est en plus plutôt compact et bien orienté, il sera donc sûrement sec malgré la journée de pluie de la veille. A notre arrivée au pied, le pari est gagné ; la face est toute sèche et bien réchauffée. Il n'y a plus qu'à se mettre en T-shirt, à accrocher les tongues au baudard et c'est parti pour une petite dizaine de longueurs verticales. Les premières se déroulent sans encombre ni histoire, on dirait presque sans odeur ni saveur. On attend avec impatience les passages qui font la réputation de cette voie ! On arrive alors au pied de la 3ème longueur, la longueur clé d'après le topo. Après avoir passé un départ quelque peu curieux, surtout pour l'équipement un peu excentré des prises évidentes, on découvre un rocher superbe : sculpté à souhait, rouge et plein de gouttes d'eau puis magnifique ! Des orgues de calcite, formé par des petites colonettes ! La suite est  à nouveau plus classique et l'on attend de retrouver un beau passage aussi savoureux. Un peu de patience et nous retrouverons une longueur superbe de continuité sur ces petits orgues. Un régal mais qui s'avale trop vite. Je regarde Zian qui enchaîne les mouvements de prise en prise et me rejoins au relais, content de la qualité du rocher mais quelque peu déçu d'en avoir déjà fini. S'en suit la deuxième longueur clé : un mur court mais déversant et surtout patiné et gras... Bien athéltique ! Une dernière longueur qui contourne élégamment une zone arboricole et nous sortons.

Au final nous avons rencontré deux longueurs vraiment très belles entrecoupées de 7 longueurs jolies mais qui ne sont pas exceptionnelles. Une escalade qu'on dit soutenue mais qui déroule. Un gaz qui n'apparaît véritablement que dans l'avant dernière longueur pour disparaître aussitôt... Bref une belle voie sans histoire qui nous laissera peu de souvenir...


Le Temps des Guenilles : TD/TD+, 250m, 6b+ max, 6a/b obl.
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Photos de la voie
Zian dans la première longueur


L2 : sur le fil ou dans le dièdre ?


L3 : Grande longueur clé superbement sculptée dans sa deuxième partie


L4 : longueur raide en dièdre et athlétique réta


En arrivant au relais


L7 : deuxième longueur superbe pour ses concrétions, longueur homogène et superbe


L8 : deuxième longueur clé : mur déversant et patiné


Ambiance preslienne au secteur Fhara Kiri
Par Bruno W - Publié dans : Escalade - Communauté : montagne
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